15 milliards pour les Balkans et la Turquie !

15 milliards pour les Balkans et la Turquie !

Dans ce vaudeville budgétaire, c’est Erdogan le conquérant qui se rit de nous !

« Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre » : l’Union européenne qui se veut très laïque tente d’appliquer l’Évangile de Saint Matthieu (5, 38-42) sans en comprendre le sens… Après avoir subi de nombreux soufflets de la part de ses voisins, notamment la Turquie et ses menaces migratoires, l’Union tend l’autre joue et se prosterne économiquement.

En effet, le Parlement européen et le Conseil se sont accordés sur un budget de presque 15 milliards d’euros, dans le cadre du « nouvel instrument d’aide de préadhésion (IAP III) » . Il s’agit d’aider les pays candidats et les candidats potentiels à remplir les critères d’adhésion à l’UE « en opérant des réformes approfondies et globales ». L’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, le Monténégro, la Macédoine du Nord, la Serbie et la Turquie, des pays où – en grande partie – l’islam est majoritaire, seront bénéficiaires. Nous sommes pourtant avertis, notamment par le journal l’Express, en 2017, que « le salafisme d’Arabie saoudite gangrène l’islam des Balkans » ou encore, selon un officier sur place, que « la Bosnie et le Kosovo restent les pays les plus dangereux d’Europe, en raison (…) des hauts niveaux de corruption ».

15 milliards : une claque que l’Union s’inflige !

L’honnête lecteur pourrait imaginer que cette somme servira dans le domaine des droits de l’Homme. S’il veut conserver cette vision, qu’il ne lise pas les propos du commissaire européen chargé du voisinage et de l’élargissement, M. Olivér Várhelyi. Ces fonds, explique-t-il, iront « à des investissements dans des secteurs clefs englobant notamment la connectivité, les infrastructures, l’environnement, le climat, l’énergie et le numérique ». Ce sont des domaines où l’UE et la France auraient bien besoin de ces 15 milliards d’euros ! Après la crise de la Covid, l’UE ne doit plus savoir que faire de ses richesses pour se féliciter d’une telle dépense pour des pays étrangers…

Et la Turquie ? Les médias français titraient hier : « Tensions : Macron va rencontrer Erdogan avant le sommet de l’OTAN ». Il serait bon de rappeler que la monnaie sonnante et trébuchante vaut tous les discours diplomatiques… Pourquoi enrichir sciemment un sultan qui attaque nos amis grecs ? Qui exerce un chantage migratoire sur le continent ? Qui parle des Israéliens en disant : « il n’y a que sucer le sang qui les assouvit » ? A-t-on envie de donner cette somme à celui qui déclamait, citant un théoricien du nationalisme turc, que « les minarets seront nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées seront nos casernes et les croyants nos soldats » ? Pourquoi l’aider financièrement dans cette conquête ? Ne devrait-on pas plutôt aider en priorité nos hôpitaux ? Nos policiers ? L’environnement ?

Parler Franc

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