Avignon, Rambouillet : la meurtrière haine « anti-flic » en France et en Europe

En moins de deux semaines, deux policiers ont été tués parce qu’ils étaient policiers. Une violence meurtrière qui, au-delà du choc, doit interroger : comment en est-on arrivé là ? Comment une telle haine « anti-flic » a-t-elle pu s’installer, non seulement en France, mais dans toute l’Europe ?

La haine « anti-flic » : un mouvement politique

Si derrière chaque meurtre, chaque violence à l’encontre d’un policier, il existe un contexte particulier, on peut clairement affirmer qu’il existe une haine du flic qui se développe dans une partie de la société. Au point que cette haine soit, aujourd’hui, un courant politique, avec sa propagande, ses partis, ses associations, ses élus…

Les exemples sont nombreux, tant en France que chez nos voisins européens. Bien entendu, il y a les habituels haineux à l’instar d’Assa Traoré. Mais à un niveau plus institutionnel, on pourrait rappeler la scandaleuse affiche de la CGT en 2016, affiliant les policiers à des êtres sanguinaires.

On se souviendra aussi des propos du leader de La France Insoumise, député de la République et candidat à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, lors d’une manifestation en 2019 : « C’est des barbares, soyez prudents, parce qu’ils ne s’arrêtent plus maintenant ! ». L’élu, qui parlait alors à des manifestants, avait également ajouté que « samedi, si j’y avais été [à la manifestation pour le climat, ndlr], ils me tuent, tu vois, ils attendent le prétexte ».

Les « violences policières » : l’argument qui tue !

Mais cela ne s’arrête pas à la France, loin de là : le 20 octobre dernier, 118 eurodéputés ont demandé à la Commission européenne de condamner les « violences policières » au sein de l’Union Européenne.

L’argument des pseudo « violences policières » est bien connu : en présentant la police comme étant structurellement « violente », on légitime la violence à l’encontre des policiers, celle-ci n’est plus perçue comme un acte criminel, mais simplement comme de la légitime défense.

Aussi, voir cet argument repris par les politiques est particulièrement inquiétant, d’autant plus que cela ne s’arrête pas à une certaine extrême gauche, mais va jusqu’au plus haut sommet de l’État ! Comment oublier cette dramatique interview d’Emmanuel Macron au média Brut ? Le président de la République reprenait à son compte le terme de « violences policières » et tout ça « pour faire plaisir » au journaliste !

Comment un chef d’État peut-il jeter de la sorte ses policiers en pâture ? A-t-il seulement eu conscience de la gravité de son acte ? Si même un gouvernement abandonne ses forces de l’ordre, il ne faut malheureusement pas s’étonner de voir le sang de nos policiers couler dans nos rues.

Parler Franc

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