Charlie Hebdo, Valeurs actuelles, Obono : liberté d’expression où es-tu ?

Charlie Hebdo, Valeurs actuelles, Obono : liberté d’expression où es-tu ?

2 septembre 2020 | Europe Info France, Tribunes

Dire, aujourd’hui, c’est s’exposer au pire ; la police de la bien-pensance de la gauche et de la droite « de trouille de gauche » a mis des menottes aux mots. Au moment où s’ouvre le procès des assassins de Charlie Hebdo, la France des médias, souvent émasculée, feint de s’interroger sur la liberté d’expression, alors même que le journal Le Monde fait la police à coup de massicot contre Zemmour et Lejeune. Quelle liberté dans un pays où la presse est, non seulement, entre les mains des grandes fortunes des frères de la cote en bourse, mais est en plus subventionnée largement par l’État…

La caricature de Valeurs actuelles représente une énorme vulgarité, mais chasser son directeur du plateau de LCI constitue un mauvais coup porté à la liberté d’expression. Elle expire, cette liberté, lentement sous nos yeux, au nom d’un politiquement correct de gauche, que même l’avocat de Charlie Hebdo dénonce :

« Bizarrement, l’appétit de censure a migré de la droite à la gauche, sous le principe de « il ne faut offenser personne ». Mais s’il ne faut offenser personne, il faut vivre dans des grottes. »

D’autant que sainte Obono ne mérite pas d’aller au paradis de l’irréprochabilité : « Obono avait les yeux secs devant les morts de Charlie Hebdo ». Ça ne la dérange pas qu’on « nique la France », pour elle, Castex est un « homme blanc de droite », et aujourd’hui « on traite les musulmans comme on a traité les juifs dans les années 30 ».

Pour un mot, procès ! Pour un mot, le parquet ! Pour un mot, viré !

Il ne reste plus que la langue de bois, de ce bois dont on fait le cercueil des démocraties. La preuve, au Liban, le président de la République s’est permis de s’en prendre à Georges Malbrunot, journaliste irréprochable.