« Ensemble, défendons la liberté » : la contrebande d’idées communautaristes et les diktats antidémocratiques des minorités !

« Ensemble, défendons la liberté » : la contrebande d’idées communautaristes  et les diktats antidémocratiques des minorités !

23 septembre 2020 | Europe Info France

« Ensemble, défendons la liberté » :  aujourd’hui, une centaine de médias français lancent un appel inédit encourageant à défendre notre fragile liberté d’expression. Cette tribune fait écho à Charlie Hebdo, mais aussi au climat : « la violence des mots s’est peu à peu transformée en violence physique ».

Pour une fois, il n’est pas question d’un « sentiment » de violence physique et je m’en félicite : cet appel au secours va tout à fait dans le sens du colloque sur la liberté d’expression que j’ai eu l’honneur d’organiser l’an dernier, le 27 février, donnant la parole à quelques victimes des censures ! Parfois censurés par ceux-là mêmes[1] qui signent aujourd’hui cette tribune…

Ce texte inédit fait également écho à un avis voté cette semaine, en commission culture du Parlement européen, « sur le renforcement de la liberté des médias ». Ce texte, sur lequel je me suis abstenu parce qu’il y avait du bon et trop de mauvais, est une burlesque illustration (malheureusement chronique), d’un plaidoyer dont le but est noble mais dont le contenu est, hélas, dévoyé par de la contrebande d’idées communautaristes dans le bagage sacré de l’égalité des sexes !

Ainsi, le compromis 4, adopté, « invite la Commission et les États membres à promouvoir une sphère médiatique inclusive et respectueuse de l’égalité des sexes, dans laquelle les membres des minorités, les migrants et les réfugiés, ainsi que les membres des communautés LGBTI+ et les personnes handicapées, occupent des postes de création et de décision »[2].

Donner aux migrants (dans l’illégalité !), aux membres de minorités, sous motif d’appartenir à une minorité (lesquelles demain, après-demain ?) des postes de décision, ouvre la porte aux diktats antidémocratiques des minorités sur la majorité ! A Bruxelles, au nom de la liberté des minorités (toujours à défendre, certes) les élus introduisent un principe délirant de favoritisme minoritaire.

En tentant de faire passer, sous couvert de la liberté des médias, des idéologies immigrationistes, sexuelles, les députés, aux ordres de la bien-pensance, nuisent à la liberté qu’ils prétendent défendre et instaurent un principe de différence incompatible avec la dignité démocratique de l’égalité.

 

 

 

[1] France Télévision (Bigard), RMC (Sophie de Menthon), parmi de nombreux exemples.

[2] Compromis 4 du projet d’avis sur le renforcement de la liberté des médias : « calls on the Commission and the Member States to promote a media sphere that is inclusive and respects gender equality, in which members of minorities, migrants and refugees, as well as members of LGBTI+ communities and people with disabilities occupy creative and decision-making positions ».