« GreenPass » : la France dépossédée de sa souveraineté !

Si le « GreenPass », devenu « certificat européen Covid-19 », n’est plus « vert », il ne nous empêche pas de voir rouge ! Fruit d’une procédure d’urgence au Parlement européen réduisant le travail démocratique à peau de chagrin, on constate dans ce texte les mêmes imprécisions et les mêmes incohérences que dans les contrats passés avec les labos pharmaceutiques… À croire que c’est le même stagiaire des institutions européennes qui l’a rédigé !

Ce certificat vise à attester qu’une personne a été vaccinée, a reçu un résultat de test négatif ou s’est rétablie de la maladie. Très bien. Le vaccin ne serait donc pas indispensable, mais, de fil en aiguille, si vous n’avez pas été malade dans le passé et que vous ne voulez pas vous promener avec un écouvillon dans le nez pendant vos vacances d’été, il vous faudra vous faire vacciner : le choix n’est qu’une douce illusion. Comme le résume Jean Viard, sociologue et directeur de recherche au CNRS : « les réticences éventuelles sur un passeport sanitaire ne pèsent pas très lourd face au désir de reconstruire les liens sociaux que sont la culture, les loisirs urbains ou les voyages ».

Un article 10 qui prive les États membres de leur souveraineté

L’article 10 du texte adopté cette semaine interdit aux États, et donc à la France, de prendre des mesures de sûreté supplémentaires comme la quarantaine, l’isolement, des tests de dépistage, etc. Dit autrement, c’est maintenant l’UE qui va décider des règles : c’est tout sauf rassurant…

Par exemple, la Commission se voit dotée du pouvoir de déterminer les tests qui sont reconnus. L’article 3 reconnaît explicitement que : « la Commission publie la liste des tests rapides de détection d’antigènes pour le diagnostic de la COVID-19 établie sur la base de la recommandation du Conseil (…) ». Cela pose des problèmes car les institutions françaises ne sont pas toujours en accord avec les institutions européennes, comme on l’a vu au sujet d’AstraZeneca, entre l’Agence européenne des Médicaments (AEM) et la Haute autorité française de Santé (HAS)… Pour faire simple, à partir de cette semaine, nous n’avons plus qu’à acquiescer !

Par ailleurs, l’épidémie évolue rapidement, on l’observe encore cette semaine avec les variants indiens : il faut pouvoir décider très vite, loin de la lente technocratie de Bruxelles.

Heureusement, ce n’est que la position du Parlement qui a été adoptée cette semaine. Le Parlement et le Conseil vont désormais débuter les négociations pour un texte définitif en juin : avec notre souveraineté mise à mal, de nombreuses incertitudes en matière sanitaire, juridique et de protection des données personnelles, d’ici juin, faisons savoir notre opposition à ce certificat !

Parler Franc

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