Macron lance sa campagne de tourisme électoral

Ce mercredi, le président de la République était en déplacement à Saint-Cirq-Lapopie. Dans ce magnifique petit village du Lot, Macron était venu prendre… le pouls des Français ! Pendant que l’on apprenait qu’un État membre de l’Union Européenne, le Danemark, laissait les États-Unis utiliser son territoire pour espionner des dirigeants européens (dont des Français), Macron, lui, prenait le pouls des Français ! Alors que le Mali est sur le point de basculer aux mains des islamistes après huit années d’intervention française et européenne, Macron, lui, est à Saint-Cirq-Lapopie !

Docteur Mac-Knock veut prendre le pouls des Français

Il faut dire qu’il en avait des choses importantes à dire ! L’ouverture de la vaccination aux 12-18 ans ! Il est vrai que Saint-Cirq-Lapopie était le lieu tout indiqué pour faire cette annonce. Bon, avec ses 198 habitants, le village n’a ni collège, ni lycée, ni vaccinodrome, mais il a un atout considérable : ses habitants ont voté à plus de 70 % pour Macron, et le maire a été réélu en 2020 avec l’étiquette de La République En Marche ! Le village rêvé pour prendre « le pouls des Français » !

Oui, car, soyons honnêtes un instant, le président de la République n’était pas vraiment dans le Lot pour prendre « le pouls des Français », mais surtout pour prendre leurs bulletins de vote ! Cela n’aura pas échappé à grand monde en réalité, ce déplacement à dix mois des élections présidentielles avait un arrière-goût, celui d’une formidable escroquerie électorale.

Macron en campagne aux frais de la princesse !

Ce déplacement avait tous les aspects d’un déplacement de campagne électorale… mais financé par le contribuable ! Que le président sortant se lance dans une tournée touristique pour récupérer des voix, pourquoi pas… mais la moindre des choses, c’est de se déclarer ouvertement candidat et de ne pas utiliser les moyens et les finances de l’État !

D’ailleurs, lorsqu’on voit la tripotée de ministres (une quinzaine !) qui sont candidats aux élections régionales et départementales, on se demande s’il reste des gens dans les ministères pour gérer le pays ! Avec la panne géante des numéros d’urgence qu’a connue la France cette semaine, on serait en droit de se poser la question ! Étrangement, cette fois-ci, Macron n’a pas exigé, comme aux législatives de 2017, que les ministres-candidats qui seront battus quittent le gouvernement. En plus d’une déculottée électorale, il ne faudrait tout de même pas prendre le risque de subir une pénurie ministérielle !

Parler Franc

La newsletter de Gilbert Collard