On voudrait rendre la chloroquine inutilisable, on ne ferait pas mieux !

On voudrait rendre la chloroquine inutilisable, on ne ferait pas mieux !

29 mars 2020 | Tribunes

Que cache la valse des décrets sur l’hydroxychloroquine ? Le 15 janvier, le produit polémique est inscrit par l’ancien ministre de la Santé déclinante des Français, Agnès Buzyn, sur la liste des substances vénéneuses ; allez savoir pourquoi ? Alors même que ce médicament absorbé, en toute tranquillité médicale et tropicale depuis de très longues années, était en vente libre.

Douste-Blazy, cardiologue, Professeur de médecine, ancien ministre de la Santé, consensuel, pas du genre grand nerveux antisystème affirme « qu’il n’existe pas un seul médecin au monde qui n’ait pas prescrit la Nivaquine aux gens qui, depuis 60 ans, partaient en Afrique, et que c’est le médicament le plus prescrit au monde ! », « les effets secondaires de ce médicament sont nuls », ajoute-t-il ! Le Directeur de Novartis, géant pharmaceutique mondial, complète : « l’hydroxychloroquine est le plus grand espoir de traitement contre le coronavirus ». Enfin, le Docteur italien Pierluigi Bartoletti conclut : « les résultats que nous commençons à accumuler suggèrent que l’hydroxychloroquine administrée tôt, donne la possibilité d’éviter (…) l’aggravation conduisant à une insuffisance respiratoire ». Ces opinions valent bien l’avis des médicastres médiatiques de la caste, toujours contents d’eux-mêmes et qui dansent entre eux au son des breloques honorifiques. Comprenne qui pourra !

L’injuste polémique enfle autour du traitement et de son iconoclaste promoteur gaulois chevelu, le Professeur Didier Raoult, dont les résultats récents (au 5ème jour, 97.5% des patients ne sont plus porteurs du virus !) gênent visiblement la concurrence des egos.

Le bon peuple rit jaune sous son gilet devant les erreurs, les impréparations, les revirements, les mensonges, les pénuries, les inconséquences politiques, les « mascarades » et les pitreries médiatiques.

Tel député, tel maire, telle épouse de notabilité, tel journaliste est soigné à la chloroquine et pourquoi pas les autres ?, dit-on à juste titre. Le 25 mars, un décret est pris, publié le 26 mars, par Olivier Véran, qui autorise les médecins hospitaliers à prescrire la molécule aux malades qui en auraient besoin mais à titre dérogatoire, « dans les établissements qui les prennent en charge (…) ». Le traitement se trouve donc réservé aux cas les plus sérieux puisque les hôpitaux ne reçoivent que les malades atteints de symptômes graves. Ce qui, de toute évidence thérapeutique, rendrait le traitement trop tardif puisqu’il ne pourrait plus agir sur les formes sévères de détresses respiratoires aigües.

D’après de nombreux médecins, candidats à aucun poste d’éditorialiste fumiste sur une quelconque chaine à racolage actif, le traitement doit agir au moment de l’apparition des premiers symptômes, c’est-à-dire au début ! Sinon, il est inefficace ! Douste-Blazy le dit, et ose poser la question : « le but, est-il, de rendre le traitement inefficace pour le discréditer ? » Lui qui ose, n’ose pas y croire ! C’est la question cruciale qu’on doit tous se poser. Cherche-t-on (qui « on » ?), à déconsidérer ce traitement qui ne coûte rien (12 euros avec l’antibiotique) pour lancer sur le marché un traitement coûteux, plus rentable ? Certains protocoles potentiellement envisagés s’élèveraient, selon certaines sources, à 200 euros. Poser cette question expose aux représailles des mitrailleurs médiatiques haineux et capables de tout…

Le 26 mars, un autre décret est pris, publié le 27 mars, qui restreint encore l’utilisation de la molécule, je cite dans quelles conditions : « ces prescriptions interviennent, après décision collégiale, dans le respect des recommandations du Haut conseil de la santé publique et, en particulier, de l’indication pour les patients atteints de pneumonie oxygéno-requérante ou d’une défaillance d’organe. » C’est le médicament d’extrême-onction pour les mourants. Ces décrets interdisent ainsi aux médecins de ville, médecins du premier secours, voire même du recours naturel de prescrire le médicament aux malades atteints du coronavirus, mais les habitués de la molécule, notamment en cas de paludisme, pourront continuer à en profiter, mais sous de strictes et inatteignables conditions…

Que signifie cette méfiance prescriptive à l’égard des généralistes ? Quelle honte que ce ministre de la Santé qui doute de la vielle pratique des médecins de famille ! Douste-Blazy exige, et il a raison, un nouveau décret permettant à tous les médecins français de pouvoir prescrire 600 mg de Plaquenil et 250 mg d’azithromycine pendant 10 jours en cas de Covid-19. Pourquoi désarmer les généralistes ? Docteur Hervé Boissin, expert judiciaire, médecin généraliste déclare sur LCI que les médecins attendent un guide de bonnes pratiques pour appliquer rapidement le traitement. Que peut avouer cette chronologie administrative des décrets ? Une manne céleste en provenance des lobbies pharmaceutiques serait-elle tombée sur les imaginations décrétales ? Pourquoi le décret a-t-il été modifié ? Que masque cette prudence soudaine chez nos imprévoyants en masques, gel, frontières, oxygène, lits de réanimation, anesthésiants, confinement…

On voudrait rendre la chloroquine inutilisable, on ne ferait pas mieux !
Comme le disait Victor Hugo : « si nos gouvernants sont myopes, espérons qu’ils ne soient pas sourds », car la colère gronde…

Gilbert Collard
Ancien député de la Nation
Député français au Parlement européen